Précarité : 63 % des centres sociaux voient davantage de travailleurs en difficulté
Les visages de la pauvreté changent et c’est une association vieille d’un siècle qui en fait le constat. L’Unccas (Union nationale des centres communaux d’action sociale) a publié lundi un rapport expliquant que 63 % des centres avec lesquels elle collabore « voient augmenter le nombre de personnes qui travaillent mais ne parviennent plus à s’en sortir ». Les Centres communaux et intercommunaux d’action sociale (CCAS et CIAS) font état de « nouvelles formes de fragilité ».
Plus de la moitié (51 %) cite par exemple « des personnes confrontées à une souffrance psychique sans prise en charge ». Par ailleurs, 30 % de ces établissements disent s’occuper « de plus en plus de personnes âgées qui renoncent à se chauffer ou à se soigner ». Le nombre de personnes qui ne réclament même pas leurs droits est aussi en augmentation et massif d’après ce rapport.
Parmi les CCAS et CIAS interrogés, 27 % constatent que davantage de bénéficiaires renoncent à leurs droits à cause de démarches numériques qu’ils sont incapables de poursuivre. Plus globalement, « le phénomène des personnes qui ne sollicitent aucune aide ou dont la situation n’est découverte que grâce à l’intervention d’un tiers, est cité par 30 % des répondants ». De « nouvelles formes de fragilité sociales » Cent ans après sa création, l’Unccas fait face à un contexte alarmant.